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BLACK VOICES DJ RADIO

Débuté il y a plus de 20 ans dans le Hip hop, la soul et ses variantes funk et groove, la recherche musicale de Mathieu Black Voices s’est élargie depuis 2003 dans des voyages musicaux panafricains et transatlantiques des années 60 à aujourd’hui avec l’émission du même nom. 

BlacvoicesDj  avec percussion

De Besançon à Accra ou Abidjan, cet amour du son vinyle et de nouvelles découvertes font de l’émission Black Voices, une exploration permanente dans les sonorités afro funk et afro beat, highlife, afro et latine antillaise, rumba, makossa, mandingue… sans oublier les perles musicales des Antilles seventies. Véritable ambianceur et archéologue de la musique afro caribéenne, l’émission Black Voices vous raconte

les richesses et l’histoire de ses musiques métissées et sort parfois de son univers radio pour des formations et conférences musicales, des articles ou des set DJ ou le vinyle est roi.

AFRO, TROPICAL & FUNK au rendez vous avec une ambiance années 60-70-80 avec de l’afro funk, de l’afro beat, du Soukous, de l’afro salsa, de la rumba et Soukous, des musiques antillaises (Haiti, Trinidad, Ile de Dominique, Martinique, Guadeloupe…) de la salsa antillaise, du kompa, de la musique mandingue, du makossa, des coladeiras

cap verdienne….

 

 

Black Voices vous prépare d’ incroyables sélections

BLACK VOICES Dénicheur de Vinyles et de musiques

Depuis plus de 25ans

Dénicher, découvrir, écouter sont à la base de mon univers musical.

Débuté à l’adolescence dans le HIP HOP ’80 ’90,  je n’ai cessé de chercher de nouveaux titres de nouveaux sons d’abord en cd ceux du WU TANG CLAN, de DE LA SOUL, de GANSTARR  de TALIB KWELI ou MOS DEF…

Puis ce fut les 1ers vinyles achetés à 17-18ans, un coup de foudre musical pour une sonorité unique teintée parfois de crépitements et pour un objet avec ces pochettes parfois uniques, qui marquent l’esprit celles de PARLIAMENT/ FUNKADELIC  de JAMES BROWN  ou de KOOL & THE GANG dés début.  Et bien sur FELA KUTI, les pochettes sublimes de  son dessinateur Lemi Ghariokwu et son afro beat envoutant.

A partir de la, j’ai débuté une recherche inlassable dans les musiques panafricaines et antillaises, de vides greniers en vide greniers, de particuliers à particulier,  jusqu’au aller/retour sur PARIS  et sa proche banlieue, voyageur SNCF d’un jour aux sacs remplis de vinyles. Ces pépites musicales dénichées aux puces de Clignancourt entre autre auprès de Phil un incroyable mélomane vendeur,  m’ont permis il y a plus de 15ans de me passionner pour les musiques antillaises et de m’en imprégner au plus profond de mon âme.

 

Ces souvenirs inoubliables me renvoient surtout au GHANA en 2006 au cours d’un été riche de rencontres incroyables,  de convivialité et de musicalité highlife. A KUMASI cela m’a amené dans un  bâtiment rouge industriel , reconverti en de nombreux ateliers-boutiques de confections  textiles. Dans l’un d’entre d’eux, des vinyles ornaient les murs parmi eux   Living Music de SONY OKOSSUN ou False Lover ‎ de PAT THOMAS  & THE SWEET BEANS.

Je discute avec le vendeur qui n’est autre qu’un incroyable chanteur guitariste de cet âge d’or musical seventies BB COLLINS qui accompagnait également K FRIMPONG, Alex KONAIDU…

Il m’offre son album vinyle Sing To Praise The Lord. Dans l’arrière boutique, il me montre une pile de disques empilés, plusieurs centaines mais impossible d’en acheter, ils appartiennent  tous à son associé qui est parti 3 semaines en voyage d’affaire…  mon vol décolle dans 5 jours.  

En un (1) mois et demi, ce voyage me fera découvrir les albums de PAT THOMAS, MARIJATA, EBO TALOR, de NANA AMPADU & THE AFRICAN BROTHER BAND ou de CK MANN…. une révélation musicale. 

En repartant avec deux valises pleines de  vinyles,  mes vêtements donnés sur place, je me fais interpeller par les douaniers ghanéens surpris d’un amas de  poussières blanches aperçues par l’imagerie de  contrôle. Est ce une substance interdite ?  En ouvrant mes valises, ils découvrent des vinyles poussiéreux et éclatent de rires. Le douanier le plus âgé les regarde un à un, et se met à chatonner certains titres et  me regarde en souriant

« Good old music »..

L’année suivante en 2007, lors de deux voyages en

COTE D’IVOIRE, je continue ce périple de recherche musicale dans Abidjan la dynamique, mais hachée de check point policiers d’une situation de drôle de guerre d’un pays alors coupé en deux.

 

BlacvoicesDj  Maimouna Conakry Fashion

De Treichville, à Abobo en passant par Yopougon,  je rencontre deux vendeurs à Adjamé, la cinquantaine, un stand remplis de vinyles sous des parasols jaunes. Dans des bacs, énormément de vinyles latins de salsa New Yorkaise de la Fania ou de Coco records, des vinyles de soul/funk, quelques vinyles antillais de chez DEBS et bien sur l’ensemble de la discographie panafricaine de cette époque seventies et début 80, rappelant que la belle capitale lagunaire était la ville phare d’Afrique de l’OUEST et d’AFRIQUE CENTRALE, une capitale culturelle ou tous les musiciens se retrouvaient, venaient jouer en concert, enregistré dans les labels tels badmos, As records, Sacodis. Ces voyages me firent découvrir les vinyles maliens du KANAGA de MOPTI, du RAIL BAND, de LEON KEITA, ceux béninois du TP POLYRYTHMO, de DANIELOU SAGBOHAN de GNONAS PEDRO, guinéens du BEMBEYA JAZZ et de BALLA et ses BALLADINS,  sénégalais du BAOBAB  ou de l’ETOILE DE DAKAR….Et bien sur me rendirent gourmands de ces incroyables musiques ivoiriennes, atié avec OKOI SEKA ATHANASE et les grands COLOMBIAS, l’AUDIORAMA , le ziglibithy d’ERNESTO DJEDJE, de LUCKSON PADAUD, la musique goly de JIMMY HYACINTHE…. les  mois et années qui ont suivi ma connaissance des musiques ivoiriennes et panafricaines n’a cessé de croître par des recherches et de long échanges avec mon ami Djamel  incroyable digger du label Hot Casa et avec mon ami Guillaume également passionné de cette belle Côte d’Ivoire musicale. 

Ces musiques ivoiriennes que je n’ai cessé de mettre en valeur à la radio, lors de  conférences et dans mes sets djs avec un projet à venir qui me tient tellement à cœur et j’aimerais un jour concrétisé.  Remettre en valeur toutes ces musiques, ces artistes, ces groupes années 60-70-80 dans un  cadre d’échange et de convivialité…

Et depuis ces voyages de 2007, ma recherche musicale n’a jamais cessé,  rassemblant des milliers de disques, des musiques du monde avec un même but les partager et les valoriser.

MAT BLACK VOICES

ANGOLA années 70 by BLACK VOICES

Notre 1er article nous mènera à  LUANDA, ANGOLA,  riche en musiques diverses, variées rythmées des sonorités traditionnelles et ancrées dans un beau métissage aux confins de styles musicaux divers, jazz, soul et funk: des semba groove au  rebita au  lamento soul.

L’Angola est un pays lusophone du sud-ouest de l’Afrique, limitrophe de la République démocratique du Congo, la Namibie et la Zambie. Le pays est un quadrilatère reliant l’Afrique centrale francophone à l’Afrique australe anglophone. Le semba est la principale musique d’Angola, créée dans les années 40 venant d’une évolution de rythmes traditionnels. Le rythme semba vient  de diverses influences, le massemba et la danse rebita traditionnelles, sans oublier les sonorités brésiliennes et l’utilisation d’instruments occidentaux.

Rythme qui domine tout l’Angola, le semba s’enrichit  dans les années 60-70 de musiques comme la rumba congolaise (très populaire au nord du pays). Dans les années 1950, la semba évolue avec le groupe « Ngola Ritmo » et son leader Liceu Vieira Dias  qui influence cette période, introduisant des instruments occidentaux (en particulier les guitares) et modifiant profondément la rythmique et la mélodie.
En 1969, des studios à Luanda ouvrent  et  est lancé le label Ngola. C’est en cette fin des années 1960 qu’a lieu la véritable émergence musicale, culturelle, sociale et politique en Angola.
Dans les dernières années de la présence coloniale portugaise fin 60 début 70, la musique angolaise connaît une incroyable créativité musicale, de nombreux 45trs sortent et ces semba soul portent un message militant pour l’indépendance. Cet âge d’or de la musique angolaise continue jusqu’au début des années 80, avant d’être oubliée, éclipsée  par les trente années de guerre civile.
Dans les années 60-70, cette semba angolaise se teinte de sonorités  rumba  et rebita avec des groupes comme OS KIEZOS, OS BONGOS ou des chanteurs comme Artur Nunes, Elias Dias Kimuezo, Os Jovens do Prenda, Rui Mingas ou Urbano de Castro, …

ANGOLA 70

BONGA est une figure emblématique pour toute l’Afrique noire. Ayant dû fuir son pays à 23 ans, il est devenu en exil le porte parole de la musique angolaise. Au long de ses 26 albums et de ses 35 ans de carrière, il a su dégager un style musical qui fait école. Une superbe voix grave et éraillée, des harmonies douces, de belles mélodies sodade ou  dansantes : voilà ce qui caractérisait Bonga des années 70 à aujourd’hui. Il est capable de titres de semba rapide ou de superbes ballades comme  « Sodade » que reprendra plus tard la reine cabo verdienne Cesaria EVORA.
Bonga Kuenda internationalise le semba dans les années 1970/1980 en lui infusant du soukouss, le cadence des Antilles, des sons cubains et la morna. Il est un des chanteurs phares de l’éclosion de la nouvelle musique angolaise des années 1960/70.La sublime compilation REBITA  sortie en 1974 est un bel exemple de cet âge d’or musical.

TETA LANDO sort également un incroyale album en 1975 independencia. Son œuvre traite de l’identité angolaise, de la guerre civile, et prend parfois la forme de Saudades ayant pour thème l’exil, il chante aussi l’amour et la famille. Il chante tantôt en Kikongo, tantôt en Portugais. Son titre le plus connu est probablement Irmao ama teu irmao.  « Independencia » sera disque d’or. Inquiété en 1975 pour ses sympathies en faveur du FNLA, il est contraint à l’exil tout d’abord au Zaïre où il enregistre deux disques avec le OK Jazz.  En 1978, il s’installe à Paris où il poursuit ses recherches mélodiques et harmoniques.

Le magistral album independencia de TETA LANDO  va être réédité cet été  pour notre plus grand plaisir sur fanon records. Retrouvez également cet âge d’or semba soul d’ANGOLA sur les deux magnifiques volumes sortis sur l’excellent label Analog Africa.

vous pouvez réécouter nos deux sessions DJ (part1 et part2) sur l’ANGOLA années 70 et retrouvez  tous nos replay d’émissions radio sur Mixcloud.

MAT BLACK VOICES